Chantier humanitaire dans un camp de réfugiés au Kenya
Par Laurent, samedi 13 janvier 2007 à 17:05 :: Perso :: #12 :: rss
Une idée qui s'est enfin réalisée !
Tous les jours les mêmes images, les mêmes commentaires dans les journaux télévisés. Je voulais faire quelque chose d’utile. Alors, j’ai fait mes valises !
Je suis parti un mois sur un chantier international au Kenya, pour travailler dans un camp de réfugiés.
Le camp de réfugiés de Kakuma
Créé il y a plus de 10 ans, le camp de Kakuma se situe au nord-est du pays, proche des frontières éthiopienne et soudanaise. Il accueille quelques 93000 réfugiés, venant successivement des pays voisins : Soudan, Ethiopie, Somalie, Ouganda, mais aussi d’Erythrée, du Congo, du Burundi et du Rwanda.

Ces réfugiés dépendent entièrement de l’assistance de l’UNHCR qui coordonne l’action des nombreuses ONG travaillant sur le terrain.
A côté vivent les Turkanas, la communauté locale, un peuple pastoral qui survit dans cette région semi-aride où il est impossible de cultiver la terre.

Avec l’arrivée massive des agences non gouvernementales au secours des réfugiés, les Turkanas se sont sentis abandonnés.
L’aide internationale a engendré de fortes tensions entre les Turkanas et les réfugiés. Les accrochages n’étaient pas rares. Le gouvernement kenyan et les ONG ont depuis réagi en apportant une aide aux Turkanas. Mais encore aujourd’hui, certains Turkanas effectuent parfois des raids sur le camp pour récupérer des vivres.
Coexistence pacifique
L’objectif du chantier est de montrer que les deux communautés peuvent coexister pacifiquement et travailler ensemble : le groupe d’une trentaine de personnes était composé de volontaires internationaux, mais aussi de réfugiés et de kenyans dont certains de la communauté Turkana.

Quelques travaux réalisés :
- L’animation d’écoles primaires du camp de réfugiés par la sensibilisation sur le SIDA et l’hygiène, grâce aux dessins, théâtre, chants…
- le nettoyage des rues de Kakuma avec les Turkanas ;
- la plantation d’arbres.
Bien que trop court, ce fut un mois d’une richesse étonnante ! Si vous souhaitez vivre autre chose, vous rendre utile, être confronté à d’autres problèmes et les résoudre au quotidien, aller à la rencontre des gens, discuter avec des personnes d’origines et de points de vue différents, et accessoirement perdre du poids :o)… Faîtes vos valises !
On pourrait en dire beaucoup sur ce séjour, mais voici quelques impressions :
- Les gens là-bas sont d’une sagesse surprenante et ne passe pas leur temps à se plaindre
- Le temps n’a pas d’importance
- Les problèmes d’organisation sont nombreux
- L’éducation est un des enjeux les plus important
- On peut tous faire quelque chose à notre niveau
- Définitivement, j’aime la cuisine française !
Toutes les informations relatives aux chantiers de solidarité internationaux se trouvent sur les sites de Solidarités Jeunesses ou Concordia (deux associations françaises faisant parti d’un réseau d’assos internationales).
Quelques photos sont en ligne sur Flickr, vous les trouverez dans cet album (ou en faisant une recherche sur les tags « kvda200612 » ou « kakuma »).
Si vous avez des questions sur les conditions de vie là-bas ou sur n’importe quel autre sujet, j’essaierai d’y répondre du mieux que je peux !
Commentaires
1. Le dimanche 13 mai 2007 à 22:50, par aicha
2. Le lundi 14 mai 2007 à 22:52, par Laurent B
3. Le vendredi 29 juin 2007 à 15:43, par Séverine
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